Votre SASU à l'IR est redressée : le fisc réclame jusqu'à 18,6 %* de prélèvements sociaux
En bref : L'administration requalifie les bénéfices des SASU ayant opté pour
l'impôt sur le revenu en revenus du patrimoine, pour les soumettre à la
contribution de l'article L. 136-6 du Code de la sécurité sociale, recouvrée comme l'impôt
sur le revenu.
Cette position est juridiquement contestable. Lorsque l'associé unique exerce personnellement
l'activité de sa société, ses bénéfices sont des revenus d'activité, que l'articulation des
articles L. 136-6 et L. 136-3 du même code exclut du champ des prélèvements sur le patrimoine.
Ce que nous demandons est la décharge intégrale des impositions,
et non un taux plus faible.
réclamés au titre des revenus du patrimoine de 2025, 17,2 % pour les exercices antérieurs, article L. 136-6 du Code de la sécurité sociale
>25 000 €
enjeu fréquent sur trois exercices, intérêts de retard en sus
1er
jugement de tribunal administratif encore à venir sur la SASU à l'IR
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Les essentiels
Le litige en trois points
Ce que l'administration soutient, ce que cela coûte, et pourquoi la position est contestable.
Le mécanisme
La SASU relève par défaut de l'impôt sur les sociétés, mais l'article 239 bis AB du Code général des
impôts lui permet, sous conditions et pour cinq exercices, d'opter pour le régime des sociétés de
personnes. Les bénéfices sont alors imposés directement entre les mains de l'associé unique, sans
distribution de dividendes. Ce régime attire consultants, développeurs et professionnels libéraux qui
exercent seuls.
L'enjeu financier
La contribution sur les revenus du patrimoine s'élève à 17,2 % pour les exercices antérieurs à 2025,
ceux que le redressement vise habituellement, et à 18,6 % pour les exercices 2025 et suivants. Pour un dirigeant déclarant 100 000 € de bénéfices, ce sont 17 200 € par exercice
jusqu'en 2024 et 18 600 € pour 2025, soit un enjeu qui dépasse fréquemment 50 000 € sur les trois
exercices redressés, intérêts de retard en sus. Le
simulateur l'estime année par année.
La position du cabinet
Cette requalification est contestable. Lorsque l'associé unique exerce personnellement, directement et de
façon habituelle l'activité de sa société, ses bénéfices sont des revenus d'activité professionnels, que
l'articulation des articles L. 136-6 et L. 136-3 du Code de la sécurité sociale exclut expressément du
champ des prélèvements sur le patrimoine. La conséquence en est la décharge intégrale, non un taux réduit.
Ce que nous demandons : la décharge intégrale
Une précision décisive, et souvent mal comprise. La demande portée devant l'administration puis
devant le juge n'est pas l'application d'un taux plus faible : c'est la
décharge intégrale des impositions mises en recouvrement.
Les deux contributions ne relèvent pas du même créancier. Celle sur les revenus du patrimoine,
objet du redressement, est assise et recouvrée par l'administration fiscale comme l'impôt sur le
revenu. Celle sur les revenus d'activité, au taux de 9,7 %, relève en revanche des URSSAF. Écarter
la première ne fait donc pas naître la seconde : elle supposerait un redressement distinct, engagé
par un autre organisme.
Or les URSSAF ne redressent pas les associés uniques de SASU à l'IR à ce jour, et leur action est
elle-même enfermée dans le délai de prescription de trois ans de l'article L. 244-3 du Code de la
sécurité sociale, qui court, pour les travailleurs indépendants, à compter du 30 juin de l'année
suivant celle au titre de laquelle les contributions sont dues. Le contribuable qui obtient la
décharge n'a donc pas, en pratique, vocation à acquitter 9,7 % en lieu et place.
Cette analyse porte sur l'état du droit et des pratiques de recouvrement constaté à ce jour. Elle
ne préjuge pas d'une évolution de la position des URSSAF.
Attendre une jurisprudence favorable n'ouvre aucun délai supplémentaire. Le contribuable qui laisse expirer
le délai de réclamation est forclos, quand bien même une décision lui donnerait ensuite raison sur le fond.
C'est ce risque, et non le seul coût de la procédure, qui commande le choix de stratégie.
La première décision de justice sur la SASU à l'IR n'est pas encore rendue. Le contentieux se construit
dossier par dossier. Le jour où un tribunal administratif statuera, ce sera un tournant pour tous les
dirigeants concernés. Ne surveillez pas la jurisprudence vous-même : Alphard Law le fait, et vous prévient.
Alerte à la première décision de tribunal administratif
Suivi des évolutions du régime et de la doctrine
Rédigé par les avocats qui plaident les dossiers
Aucune sollicitation commerciale, désinscription en un clic
[ 07 ]
Nos honoraires
Un forfait tout compris, jusqu'à la décision de la cour administrative d'appel
Le forfait est fixé une fois pour toutes, avant l'intervention du cabinet. Il n'augmente pas à mesure que
la procédure avance : aucune étape ne donne lieu à un honoraire supplémentaire.
Un forfait fixe
Convenu à l'avance et fixé par contribuable, quel que soit le nombre d'années redressées, il couvre
l'intégralité de la procédure : réponse à la proposition de rectification,
recours hiérarchique, réclamation, tribunal administratif, puis cour administrative d'appel.
Forfait : 5 000 € HT + TVA
Tout compris, à chaque étape
Ni la réclamation, ni le tribunal administratif, ni l'appel ne donnent lieu à un honoraire
supplémentaire. Le forfait ne varie pas non plus avec la durée de la procédure ou le nombre d'écritures.
Un honoraire de résultat
Calculé sur les sommes dont le dégrèvement, le remboursement ou l'annulation est obtenu par rapport à
la proposition de rectification initiale, il n'est dû qu'en cas de succès.
Honoraire de résultat : 15 % HT + TVA des sommes dont le dégrèvement, le remboursement ou l'annulation est obtenu par rapport à la proposition de rectification initiale
Aucun frais non prévu
Le forfait, l'honoraire de résultat et leurs conditions de règlement sont fixés dans la lettre
d'engagement, signée avant toute intervention.
Une prise en charge clé en main
Le cabinet conduit le dossier de la première réponse à l'administration jusqu'à la décision de la cour
administrative d'appel, sans nouvelle convention à chaque étape.
Le pourvoi en cassation n'est pas compris dans le forfait. Le premier échange
avec un avocat du cabinet n'est pas facturé.
Le formulaire du cabinet s'ouvre sur alphard.law, dans un nouvel onglet. Précisez la date de réception de la proposition de rectification et les exercices redressés : ces éléments commandent le délai qui vous reste. Un avocat du cabinet vous répond sous 24 heures ouvrées.
Vous serez prévenu dès la première décision de tribunal administratif.
[ 09 ]
Partout en France
Votre dossier se plaide depuis Paris, quel que soit votre département
Le tribunal compétent dépend du service qui a établi l'imposition, non de l'adresse de votre avocat. La
procédure devant le tribunal administratif est essentiellement écrite, et le cabinet suit des dirigeants de
SASU dans toute la France, par téléphone ou en visioconférence.
Faut-il un avocat installé près de chez soi pour contester ?
Non. Le tribunal administratif compétent est en principe celui dans le ressort duquel siège le service qui a établi l'imposition, ce qui correspond le plus souvent au département du domicile fiscal. La localisation de l'avocat est indifférente : la procédure devant le tribunal administratif est essentiellement écrite, et le cabinet suit des dirigeants de SASU dans toute la France, les échanges se tenant par téléphone ou en visioconférence.
C'est une société par actions simplifiée unipersonnelle qui a exercé l'option de l'article 239 bis AB
du Code général des impôts pour le régime fiscal des sociétés de personnes. Au lieu d'être imposés à
l'impôt sur les sociétés, les bénéfices sont imposés directement au nom de l'associé unique, à l'impôt
sur le revenu, dans la catégorie correspondant à l'activité (bénéfices industriels et commerciaux ou
bénéfices non commerciaux). L'option est ouverte aux sociétés créées depuis moins de cinq ans, sous
conditions de taille et de détention du capital, pour une durée de cinq exercices.
Pourquoi l'administration applique-t-elle 17,2 % de prélèvements sociaux ?
Parce qu'elle considère que l'associé unique qui ne se verse aucune rémunération de dirigeant perçoit
ses bénéfices comme un revenu du patrimoine, et non comme un revenu d'activité. Elle applique alors la
contribution sur les revenus du patrimoine de l'article L. 136-6 du Code de la sécurité sociale, au
taux de 17,2 %, porté à 18,6 % à compter des revenus de 2025, recouvrée comme l'impôt sur le revenu. Alphard Law
conteste cette qualification lorsque le dirigeant exerce réellement l'activité de sa société.
Que demande Alphard Law : un taux réduit ou la décharge des impositions ?
La décharge intégrale des impositions mises en recouvrement, et non l'application d'un taux plus
faible. Le raisonnement conduit à écarter les bénéfices du champ de la contribution sur les revenus du
patrimoine de l'article L. 136-6 du Code de la sécurité sociale, seule contribution que
l'administration fiscale peut recouvrer dans ce cadre.
La contribution sur les revenus d'activité, au taux de 9,7 %, relève des URSSAF et non de
l'administration fiscale. Elle supposerait un redressement distinct, que les URSSAF n'engagent pas à
ce jour, et qui se heurterait au délai de prescription de trois ans de l'article L. 244-3 du Code de
la sécurité sociale.
La position de l'administration est-elle définitive ?
Non. Une réponse ministérielle du 2 juin 2026 a exposé la position du Gouvernement, mais une réponse
ministérielle n'a aucune valeur normative et ne lie pas les juges. Surtout, le Conseil d'État a jugé
le 30 décembre 2021, dans une décision mentionnée aux tables du recueil Lebon, que les revenus tirés
d'une activité non salariée relèvent de la contribution sur les revenus d'activité dès lors que cette
activité est exercée à titre professionnel, et qu'y appliquer les textes relatifs aux revenus du
patrimoine méconnaît le champ d'application de la loi fiscale. Les cours administratives d'appel en ont
tiré les conséquences en 2025, notamment celle de Paris le 20 octobre 2025 dans un cas transposable.
Aucune décision n'a encore statué spécifiquement sur la SASU à l'IR : c'est cette première décision qui
sera déterminante.
Faut-il contester immédiatement ou attendre une décision de justice favorable ?
Contester immédiatement ouvre le droit de demander le sursis de paiement de l'article L. 277 du Livre
des procédures fiscales, qui suspend l'exigibilité des sommes contestées et la prescription de l'action
en recouvrement jusqu'à la décision définitive. Attendre une décision de justice impose au contraire de
payer tout de suite et expose à la forclusion : la réclamation doit être présentée au plus tard le
31 décembre de la deuxième année suivant la mise en recouvrement, et l'article R. 196-1 du même livre
précise qu'une décision juridictionnelle ne constitue pas un événement rouvrant ce délai.
Combien de temps ai-je pour agir après un redressement ?
Le délai de réponse à la proposition de rectification est de 30 jours, prorogeable de 30 jours sur
simple demande. Après mise en recouvrement, la réclamation contentieuse doit être présentée au plus
tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la mise en recouvrement du rôle ou de la
notification de l'avis de mise en recouvrement, en application de l'article R. 196-1 du Livre des
procédures fiscales. Passé ce délai, le contribuable est forclos.
Si vous avez reçu une proposition de rectification, vous disposez d'un délai de 30 jours pour répondre,
prorogeable sur demande, et plusieurs leviers de défense existent. Si vous n'êtes pas encore contrôlé,
des mesures préventives simples sécurisent votre situation. Dans les deux cas, un premier échange
téléphonique avec un avocat fiscaliste, sans facturation d'honoraires, permet d'évaluer votre exposition.
Le cabinet intervient pour un forfait tout compris de 5 000 € HT + TVA
par contribuable, quel que soit le nombre d'années redressées. Il couvre l'intégralité de la procédure,
de la réponse à la proposition de rectification jusqu'à la décision de la cour administrative d'appel,
et n'augmente pas à mesure que la procédure avance : aucune étape ne donne lieu à un honoraire
supplémentaire. Il est complété d'un honoraire de résultat de 15 %
HT + TVA des sommes dont le dégrèvement, le remboursement ou l'annulation est obtenu, dû seulement en
cas de succès. Le premier échange avec un avocat du cabinet n'est pas facturé.
Comment sécuriser une SASU à l'IR qui n'est pas encore contrôlée ?
Trois mesures réduisent le risque de requalification : verser une rémunération de président, même
modeste, documenter le caractère personnel et effectif de l'activité, et déclarer les bénéfices dans
la catégorie correspondant à l'activité réellement exercée, sans jamais recourir au formulaire 2777
réservé aux revenus de capitaux mobiliers.
* Le taux de 17,2 % est celui des prélèvements sociaux sur les revenus du
patrimoine applicable aux exercices antérieurs à 2025, sur lesquels portent la plupart
des redressements en cours. Il est porté à 18,6 % pour les revenus imposables au titre de
2025 et des années suivantes. Le taux de 9,7 % mentionné sur ce site est celui de la
contribution sur les revenus d'activité, recouvrée par les URSSAF et non par l'administration
fiscale : il n'est pas le taux que le contribuable acquitterait en cas de décharge.
Voir l'explication.
Ne laissez pas filer le délai
Un appel suffit pour savoir où vous en êtes
Vous avez reçu une proposition de rectification, un avis de mise en recouvrement, ou vous vous interrogez
sur votre exposition. La ligne directe vous met en relation avec un avocat fiscaliste du cabinet,
sans facturation d'honoraires. Un avocat du cabinet vous répond sous 24 heures ouvrées.